En ce #MardiJeDonne, pourquoi ne pas réfléchir à ce que l’eau propre représente pour vous. Aiderez-vous à protéger nos rivières?

L'eau est une ressource qui rassemble. Allez-vous aider à la protéger? Ce billet inspirant de Maddie Perrault plaide en faveur de la protection de nos cours d'eau pour les futures générations.

Écrit par Maddie Perrault, stagiaire de la Garde-rivière des Outaouais dans le cadre du programme Lancement de carrière RBC.

Est-ce que je saute? C’est moi, là, en plus jeune, perchée sur le rebord d’un minuscule rocher, que j’ai atteint en descendant le long d’une crevasse. Je suis si près de la surface de l’eau que si j’avais été un peu plus grande, j’aurais probablement pu l’effleurer avec mes orteils. Je me trouve au parc provincial de Killbear, dans un endroit bien connu des gens qui aiment plonger à partir des rochers, et je suis entourée de ma famille et de mes nouveaux amis. Équipée de mon fidèle gilet de sauvetage Coleman, je plonge mon regard dans les eaux appartenant à un lac légendaire. Je regarde dans cette eau, depuis mon petit rocher, je regarde longtemps. Ma meilleure amie Abbey me montre une lueur vacillante au loin dans la baie Georgienne et me dit qu’elle représente mon courage qui commence à disparaître. Un golden-retriever, également vêtu d’un gilet de sauvetage, plonge tout près sans hésiter. Ça ne me convainc pas. À ma gauche, un conifère replié sur lui-même, balayé par le vent, s’éloigne de l’eau et retombe vers la sécurité du rocher. Je comprends un peu ce qu’il ressent. Mais j’ai des spectateurs et ils veulent que je réussisse. Ils m’encouragent. Ils décrivent à quel point l’eau est rafraîchissante et essaient de m’éclabousser d’où ils se baignent. Malgré mes hésitations, j’ai hâte de me baigner aussi. Je regarde une dernière fois par-dessus le rebord et je saute. Juste avant d’entrer en contact avec l’eau, je suis accueillie par un chœur d’acclamations.

Dix ans plus tard, on peut dire que ma famille s’est donnée pour tradition de tester les limites du climat canadien. Nous faisons notre dernier camping de l’année pendant le week-end de l’Action de grâce au parc provincial de Sandbanks. Nous sommes une vingtaine, rassemblés autour de tables de pique-nique. Nous portons des imperméables. Nous faisons cuire la dinde sur un grill de camping et réchauffons les pommes de terre sur un poêle à un seul brûleur. Mes grands-parents octogénaires acceptent avec amour de manger de la tarte à la citrouille les orteils dans la boue. Notre week-end se termine par un événement affectueusement appelé « trempette de la dinde » — une dernière baignade avant que l’hiver ne s’installe. Le lac Ontario est froid, mais pour Abbey et moi, plonger à l’eau dans des circonstances improbables n’a presque plus rien d’inusité. C’est une réelle démonstration d’engagement. Elle déclare à nos spectateurs : « On aime l’eau nous aussi! ». Abbey me prend par la main et nous nous jetons dans le lac, alors qu’en arrière-plan tombent des feuilles rouges et orange.

Par chance, ma première véritable expérience professionnelle m’a fait découvrir Garde-rivière des Outaouais, une organisation qui se consacre à la protection de la santé de l’incroyable rivière des Outaouais et de ses affluents. Pour moi, l’eau a toujours été une source de communauté. C’est donc dans l’ordre des choses que je finisse par travailler avec une équipe qui porte aussi cette conviction. L’eau, nous la partageons, nous la célébrons, et nous y nageons certainement chaque fois que nous en avons l’occasion. En ce #MardiJeDonne, pourquoi ne pas vous joindre à la communauté des amoureux de l’eau et soutenir l’important travail de Garde-rivière des Outaouais en faisant un don. Votre don contribuera à maintenir nos incroyables rivières propres et en santé, afin que nous puissions continuer à en profiter (et à y sauter!) pendant de nombreuses années.

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