La rivière

Imaginez-vous dans un coin reculé du Québec, à la frontière de la Réserve faunique La Vérendrye. Le cours d’eau étroit sur lequel vous avironnez s’élargit, traversant lacs et bassins, pour devenir le Lac Témiscamingue. La rivière s’écoule maintenant à un rythme effrené et vous entraîne le long de parois rocheuses et de forêts, puis de chalets et de marinas. À votre gauche s’étend le Québec et, à votre droite, l’Ontario. Lorsque vous passez devant Pembroke, vous apercevez le Rocher fendu, un tronçon de douze kilomètres d’eau vive déchaînée. Vous saluez d’autres aventuriers – canoéistes, kayakistes et rafteurs des quatre coins de la planète bravant les rapides. À Arnprior, vous voyez au loin la forêt ancienne de Gillies Grove, qui abrite le plus haut pin blanc de l’Ontario (il fait cinquante mètres!).

theriverAlors que vous continuez de parcourir la rivière, vous passez devant les chutes Chaudière, puis entrevoyez les édifices du Parlement à Ottawa. Pendant la saison estivale, bateaux de plaisance et navires de croisière explorent la rivière. Un peu après Hawkesbury, vous êtes de retour au Québec et vous vous dirigez vers Montréal, où la rivière des Outaouais rejoint le Saint-Laurent.

Mine de rien, vous venez de parcourir plus de 1 200 kilomètres sur ce que les premières nations algonquines, qui vivaient sur ses rives, appelaient « Kitche-sippi » – la grande rivière. En 1650, la variole et les conflits avec les Iroquois ont fini par avoir raison de la population algonquine. Les premières nations des Outaouais, leurs alliés de l’ouest, ont alors pris d’assaut la route commerciale le long de la rivière. Désormais, la rivière allait s’appeler la rivière des Outaouais.

Pour de plus amples renseignements sur l’historique, l’écosystème, la culture, les loisirs et l’économie rattachés à la rivière des Outaouais, visitez le site web suivant (en anglais seulement) : www.greatcanadianrivers.com