Grève mondiale pour le climat 2020

Alors que le monde se prépare à la grève mondiale pour le climat 2020, nous sommes solidaires de toutes les luttes pour la santé de la planète.

Les changements climatiques générés par les êtres humains (anthropiques) sont ressentis partout dans le monde et les écosystèmes d’eau douce sont loin d’y être immunisés. En fait, les eaux douces sont particulièrement vulnérables au changement climatique anthropique. Pourquoi?

  1. De nombreuses espèces vivent dans des habitats fragmentés et/ou ont besoin d’habitats particuliers, et donc, peuvent difficilement se disperser pour palier au changement.
  2. Les changements climatiques peuvent modifier la quantité et la température de l’eau.
  3. De nombreux systèmes d’eau douce souffrent déjà d’autres agents stressants créés par les humains.

En général, le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes, en plus des autres menaces créées par les humains, causent des dommages à long terme aux lacs, aux rivières et aux terres humides. Par exemple, les inondations peuvent entrainer l’érosion des berges et augmenter le ruissellement, ce qui conséquemment produit un excédent de nutriments et de polluants dans nos cours d’eau. La rivière des Outaouais et ses affluents hébergent bon nombre d’espèces menacées et rares qui méritent notre protection dans un monde altéré rapidement par le changement généré par les humains. Des poissons comme l’esturgeon jaune ou des moules d’eau douce comme l’obovarie olivâtre qui présente la plus forte densité dans la rivière des Outaouais, pourraient voir leur habitat dégradé par les conditions météorologiques extrêmes associées au changement climatique.

Le réchauffement de l’eau nuit non seulement aux poissons mais aussi contribue à la prolifération des algues et des espèces envahissantes, modifiant la biodiversité globale de tout l’écosystème. Ces effets sont cumulés sur l’eau que nous buvons, l’eau de nos plages et même la quantité de poissons que nous pouvons pêcher. C’est pourquoi le projet d’Étude et surveillance de la santé du bassin versant est si essentiel au travail de Garde-rivière des Outaouais; ce projet nous permet de suivre ces changements.

Lorsque l’on discute du changement climatique, on ne peut oublier les inondations de 2017 et 2019. La montée des eaux a forcé l’évacuation de milliers de résidents riverains, causé des millions de dollars de dommages et détruit de précieux habitats en zones humides. Si le monde ne se soulève pas, une tendance se répétera certainement : les collectivités continueront de souffrir des effets dévastateurs du changement climatique.

Même si la pandémie ne nous permet pas de se rassembler comme dans les années précédentes, nous demeurons solidaires de tous ceux qui marchent (sur la rue ou de leur résidence) en faveur de la grève mondiale pour le climat 2020. À Garde-rivière des Outaouais, nous continuerons de lutter en collaboration avec les résidents du bassin versant de la rivière des Outaouais.

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