Sentinelle de la rivière des Outaouais relâche 400 anguilles d’Amérique dans la rivière des Outaouais dans l’espoir de sauver l’espèce, s’inscrivant dans une série de mesures plus vastes pour rétablir l’espèce.

Ottawa, le 12 juillet 2017. Sentinelle de la rivière des Outaouais (Ottawa Riverkeeper) relâchera 400 anguilles d’Amérique sur le rivage de l’île Petrie à Ottawa, ON, le 12 juillet 2017.

 

Le relâchement des anguilles est réalisé en collaboration avec la Fédération canadienne de la faune, avec le but ultime d’améliorer le passage des anguilles aux deux premiers barrages de la rivière des Outaouais, Carillon et Chaudière. Le passage des anguilles à ces deux emplacements leur redonnerait accès à 200 km de leur aire de répartition historique.

 

Anguilles menacées

 

Autrefois abondante dans la rivière des Outaouais, l’anguille d’Amérique est maintenant une espèce menacée.

 

« Plus de 98 % de la population d’anguille d’Amérique s’est effondrée, » affirme Patrick Nadeau, directeur général de Sentinelle de la rivière des Outaouais. « Nous ne pouvons rester les bras croisés pendant que les dernières anguilles – une espèce très importante, particulièrement pour les Premières Nations – disparaissent de notre bassin versant. »

 

Les barrages le long de la rivière des Outaouais en sont la cause principale.

 

La migration des anguilles est parsemée d’obstacles. Frayant dans la mer des Sargasses, elles remontent la côte atlantique pour entrer dans le fleuve Saint-Laurent et aboutir dans la rivière des Outaouais, leur nouvelle maison pour une période pouvant atteindre 25 ans. Malheureusement, sur 21 barrages de la rivière des Outaouais, seulement un opérateur étudie la possibilité d’installer une passe migratoire à anguilles, ce qui entraîne la mort de nombreuses anguilles pendant la migration.

 

Quand elles remontent la rivière des Outaouais, la plupart des anguilles ne peuvent traverser les barrages par elles-mêmes, stoppant efficacement leur migration. Le peu qui ont réussi à passer sont souvent tuées par les turbines des barrages à leur retour.

 

Hydro-Ottawa a installé un passage migratoire et des turbines mieux adaptées au passage des poissons au barrage Chaudière au cours de la dernière année. Avec le début des opérations, nous espérons voir un nombre plus élevé d’anguilles retourner vers l’océan Atlantique.

 

Une solution partielle

 

« Les anguilles que nous relâchons proviennent du barrage Hydro-Québec au Beauharnois, situé dans le fleuve Saint-Laurent, où une passe migratoire complètement fonctionnelle aide le passage en amont. Le transport des anguilles leur permet de contourner le barrage Carillon, un obstacle majeur à leur migration en amont. Nous espérons marquer au moins 400 anguilles et les relâcher à partir de l’île Petrie, ce qui nous aidera à comprendre comment nous pouvons aider cette espèce, » explique Adèle Michon, directrice des opérations au Québec à Sentinelle de la rivière des Outaouais.

 

Malgré l’information précieuse que procure l’opération de transfert, ce n’est qu’une mesure temporaire.

 

 

 

 

Pendant que l’anguille d’Amérique a été déclarée menacée par le Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, en grande partie grâce au travail de Sentinelle de la rivière des Outaouais, la FCF et nos partenaires, le gouvernement de l’Ontario n’a pas encore communiqué de réponse sur la manière de sauver cette espèce. À la suite de nombreux délais, la déclaration est attendue pour cet été.

 

Aller de l’avant ensemble

 

Pendant que la migration assistée par l’humain permettra, nous l’espérons, de gagner du temps pour l’anguille d’Amérique dans le bassin versant de la rivière des Outaouais, la solution suprême est l’amélioration majeure de l’infrastructure des barrages.

 

« En collaboration avec plusieurs partenaires, incluant la Fédération canadienne de la faune, le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, le Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Hydro Ottawa et Hydro-Québec, nous sommes déterminés à renverser cette tendance déplorable, » affirme Nadeau. Sentinelle de la rivière des Outaouais et CWF espèrent également que des événements comme celui-ci puissent favoriser la conscientisation et continuer à mettre de la pression pour l’amélioration des infrastructures dans la rivière des Outaouais.

 

« Rétablir la population d’anguilles d’Amérique dans le bassin versant de la rivière des Outaouais sera critique pour la reprise de l’espèce au Québec et en Ontario. Beaucoup d’attention a été portée sur l’amélioration du passage dans les grands barrages du Saint-Laurent, cependant, la rivière des Outaouais regorge de passages dans des habitats relativement vierges. » affirme David Browne, directeur de la conservation à la Fédération canadienne de la faune.

 

Le public et les médias sont invités à se joindre à Sentinelle de la rivière des Outaouais pour l’opération de transfert qui aura lieu à l’île Petrie de 11 h 30 à 14 h.

 

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Si vous trouvez une anguille:

Nous avons besoin de l’appui du public pour rétablir l’espèce. Si vous trouvez une anguille, morte ou vivante, veuillez nous contacter. Nous avons besoin des informations suivantes :

  • La localisation
  • L’état (vivante ou morte)
  • La taille approximative
  • Si l’anguille est capturée en pêchant : l’appât utilisé et la profondeur de l’eau
  • Et une photo!

 

Le saviez-vous?

  • Toutes les anguilles de la rivière des Outaouais sont des femelles.
  • Les anguilles, ou « Pimisi », sont une espèce historiquement très importante pour les Algonquiens.
  • Plus de 98 % des anguilles de la rivière des Outaouais ont disparu.

 

À propos de Sentinelle de la rivière des Outaouais :

Sentinelle de la rivière des Outaouais (Ottawa Riverkeeper) est un organisme à vocation caritative qui a pour mission d’inciter les citoyens à protéger la rivière des Outaouais et ses affluents. Nous travaillons de façon collaborative afin de créer un avenir où tous peuvent profiter d’une rivière des Outaouais dont l’eau est potable et est propice à la baignade et à la pêche. Nous préconisons des prises de décisions éclairées, la sensibilisation  et la participation du public, l’accès à l’information et le respect de la réglementation, dans l’intérêt de notre rivière et de nos communautés.

 

À propos de la Fédération canadienne de la faune :

La Fédération canadienne de la faune est un organisme national à but non lucratif dédié à promouvoir la conscientisation et l’appréciation de la nature. En diffusant les connaissances sur les répercussions des activités humaines sur l’environnement, en mettant sur pied des recherches, en développant et en livrant des programmes éducatifs, en promouvant l’utilisation durable des ressources naturelles, en recommandant des changements dans les politiques et en collaborant avec des partenaires qui partagent les mêmes idées,

 

 

la FCF encourage un avenir où les Canadiennes et les Canadiens pourront vivre en harmonie avec la nature. Pour plus d’informations, visitez le www.federationcanadiennedelafaune.ca.

 

Merci à nos partenaires: McLean Foundation, Canadian Wildlife Foundation, and Gosling Foundation.

 

Information:

 

 

English :

Meredith Brown

Sentinelle

Sentinelle de la rivière des Outaouais

mbrown@ottawariverkeeper.ca

613-321-1120

 

 

French:

Adèle Michon

Directrice des opérations au Québec

Sentinelle de la rivière des Outaouais

amichon@ottawariverkeeper.ca

819-576-2123

 

 

Nick Lapointe

Principal biologiste de la conservation en matière d’écologie des eaux douces

La Fédération canadienne de la faune

nlapointe@cwf-fcf.org

613-599-9594 ext 219

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