Les Amis de la rivière Dumoine : un signe parmi tant d’autres que la conservation est à la hausse dans le bassin versant

L’esprit qui anime notre effort existe partout dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Il suffit de l’engagement bénévole d’un ou deux leaders pour lancer un appel à l’aide et réaliser un objectif louable.

Ce billet d’invité est l’œuvre de Wally Schaber, membre du Programme de surveillance de Sentinelle de la rivière des Outaouais.

En décembre 2015, la maison d’édition Burnstown Publishing et moi avons publié en coédition une histoire du dernier affluent sauvage de la rivière des Outaouais : la rivière Dumoine. Dans l’épilogue, je me mets, ainsi que d’autres, au défi d’en faire plus à titre bénévole et d’investir localement. Mon but est de garder la rivière en santé et de faire des activités récréatives une priorité des élus et des citoyens locaux pour l’avenir du bassin versant.

C’est pourquoi j’ai lancé en avril dernier une invitation à devenir, individuellement ou collectivement des amis/friends/neechi de la rivière Dumoine. Nous avons créé une page Facebook afin de présenter notre plan et de recueillir des fonds pour notre premier projet quinquennal : installer des toilettes de campagne (appelées « boîtes tonnerre ») sur tous les campements de la rivière.

La réponse à notre appel s’est avérée très encourageante. Des donateurs généreux ont offert de commanditer vingt boîtes et quatre cabinets de toilettes sèches. En outre, bon nombre de résidents, d’entreprises et de pagayeurs se sont dits prêts à installer les boîtes au cours de leurs expéditions annuelles sur la rivière. De plus, des ZEC (zones d’exploitation contrôlées), des artistes locaux et des groupes jeunesse ont offert de les peindre; nous avons retenu les services d’un menuisier de Rapides-des-Joachims pour les construire.

Nous avons reçu en tout plus de 3 000 $ qui seront entièrement consacrés au projet. Tout le projet est un élan commun visant à partager l’objectif de conserver et d’améliorer l’expérience des expéditions en canoë dans la nature sauvage de la rivière Dumoine. Dans les prochaines années, nous espérons entreprendre des projets, tels que les suivants : la protection des espèces menacées du bassin versant; l’ouverture de pistes toutes saisons de ski et de randonnée; la production de matériel d’interprétation écrit, chanté ou artistique dans les principaux sites de la rivière; la coordination du dialogue entre les différents groupes d’usagers sur la façon de conserver et d’améliorer l’expérience du bassin versant de la rivière Dumoine.

L’esprit qui anime cet effort existe partout dans le bassin versant de la rivière des Outaouais. Il suffit de l’engagement bénévole d’un ou deux leaders pour lancer un appel à l’aide et réaliser un objectif louable.

De nombreux signes montrent que le leadership et la volonté politique sont déjà acquis. Le premier ministre et son épouse, Sophie Grégoire-Trudeau, sont des pagayeurs et des écologistes engagés. La ministre de l’Environnement, l’honorable Catherine McKenna est également une militante passionnée de la protection de la rivière des Outaouais. Will Amos, notre député fédéral du Pontiac, a lui-même défié les eaux printanières tumultueuses (et glacées) de la rivière Dumoine, démontrant ainsi ses talents de pagayeur; il continue de promouvoir le canoë-kayak récréatif comme attraction touristique viable pour le Pontiac, chaque fois qu’il en a l’occasion. Les provinces de l’Ontario et du Québec semblent près de l’annonce d’un plan conjoint unique avec le fédéral en vue de classer au patrimoine les deux rives de l’Outaouais en aval du lac Témiscamingue.

La bande algonquine de Wolf Lake continue d’investir dans les activités récréatives en nature sauvage; elle a ouvert son deuxième centre de pourvoirie à Rapides-des-Joachims en vue de travailler avec son centre initial de Thorne en Ontario. En outre, la ville de Petawawa obtient beaucoup de succès avec ses deux festivals urbains de canoë-kayak : Hell or High Water en mai; Upper Ottawa River Festival en août. D’autres collectivités, de Mattawa jusqu’au lac des Deux Montagnes sur les deux rives de l’Outaouais, continuent d’étendre l’usage récréatif de cette voie navigable légendaire. L’appui à la cause de conservation du bassin versant de la rivière des Outaouais – préserver la nature, la vie sauvage et les activités récréatives de plein air – semble en hausse.

Avec sa classe, sa diplomatie, sa persuasion tranquille et le soutien des médias, Sentinelle de la rivière des Outaouais continue d’offrir une plateforme bilingue de liaison avec tous les paliers de gouvernement dans tout le bassin versant. Je suis heureux d’être un membre actif de Sentinelle de la rivière des Outaouais, tant à titre de surveillant de la rivière qu’à celui de donateur.

Wally Schaber
La dernière rivière sauvage